La célèbre estampe de Hokusai
La grande vague de Kanawaga

Publiée quelque part entre 1830 et 1833 (au cours de la période d’Edo), il s’agit d’un exemple de l’art ukiyo-e. L’œuvre est la première de la série de Hokusai « Trente-six vues du Mont Fuji » (Fugaku sanjurokkei), et la plus célèbre de l’artiste Hokusai.

Cette gravure sur bois est l’un des ouvrages les plus reconnus de l’art japonais dans le monde. Elle représente une énorme vague qui menace des bateaux près de la préfecture japonaise de Kanagawa. Bien que parfois considérée comme un tsunami, la vague est, comme le mentionne le titre de l’image, plus susceptible d’être un grand okinami (littéralement « vague de la Haute Mer »). Comme dans toutes les estampes de la série, elle représente la région autour du mont Fuji dans des conditions particulières et la montagne elle-même apparaît dans le fond.

 

Des copies de l’œuvre font partie de nombreuses collections occidentales, y compris celle du Metropolitan Museum of Art à New York, du British Muséum à Londres, du Art Institutes à Chicago et celle de la maison de Claude Monet à Giverny (France).

Source : Oeuvres d’art

Qui était Hokusai ?

Carte d’identité
Nom : Katsushika Hokusai
Né le : 23 novembre 1760
Décès le : 10 mai 1849
Nationalité : Japonais
Activités : peintre, dessinateur, graveur, écrivain

 

« Hokusai » reste le nom le plus célèbre de l’artiste. Il en a souvent changé au fil de sa vie et de sa carrière. En voici quelques-uns : ShunroSoriTaito, Itsu

On pense qu’Hokusai est né dans la famille Kawamura. Il fût adopté par son oncle Nakajima Ise, qui travaillait pour le gouvernement. On ne sait que très peu de choses sur son enfance, elle reste très mystérieuse. 

Dans les textes écrits par Hokusai à la fin de sa vie, il dit se souvenir avoir appris le dessin par lui-même.  
Au fil de sa vie, Hokusai aurait réalisé plus de 30 000 dessins ! C’est un chiffre très important. Mais en 1839, un incendie détruit sa maison et une partie de ses œuvres. Traumatisé, il arrête de produire des estampes et ne se consacre plus qu’à la peinture.

Le jeune Hokusai aurait travaillé comme commis dans une librairie.
Entre 14 et 15 ans, il évide des planches de bois afin de graver les dessins des grands maîtres.
À 18 ans, il entre en apprentissage pour se former au métier de dessinateur.

Hokusai voyage beaucoup à travers le Japon. Dans la série Voyages au fil des cascades des différentes provinces, il s’intéresse à la représentation des différents aspects de l’eau lors de sa chute. Il réalise aussi la fameuse série des 36 vues du Mont Fuji. Hokusai représente cette montagne japonaise sous différents climats et formes de paysage : sous la neige, en arrière-plan dans le creux d’une vague, en motif central… Il s’agit de la série la plus connue de l’artiste.

Avec l’Ukiyo-e, Hokusai réunit les traditions artistiques chinoises et japonaises. Il a renouvelé l’art de l’estampe en faisant du paysage un genre à part entière. 

Hokusai est le père fondateur du « manga » avec ses carnets de croquis où il représente le quotidien de son époque. 

Sa descendance artistique : le japonisme 

Hokusai a influencé de nombreux artistes occidentaux particulièrement au XIXe siècle comme Claude Monet, Vincent Van Gogh, Pierre Bonnard... Ses estampes et dessins ont été une source d’inspiration très forte pour de nombreux artistes.

 

Ces dernières paroles restent impressionnantes !
Sur son lit de mort, à l’âge de 88 ans, il prononcera ces dernières paroles :
« Encore cinq ans de plus et je serais devenu un grand artiste »
Cette phrase prouve qu’Hokusai était un éternel insatisfait en quête de perfection !

Il n’a pas tort. C’est à plus de 70 ans que, dans sa quête de perfection, il impulse un style unique, fruit d’une synthèse entre les traditions asiatiques et occidentales. Avec l’instant pour ligne de fuite, le maître capture le plissement d’un œil aussi bien que le frémissement des feuilles. Témoin du quotidien du peuple, il saisit la fatigue et l’effroi. Autant d’esquisses rendant hommage à « une humanité encore disponible, où chaque individu, quels que soient son rang et sa condition, se perçoit lui-même comme un centre de dignité, de sens et d’initiative », selon l’anthropologue Claude Lévi-Strauss. Sumotoris, pêcheurs, paysans laborieux, guerriers… Hokusai a la méticulosité du naturaliste et permet d’appréhender la société japonaise de l’ère Edo (1600-1868). « Comment faire tenir en un si petit format tout ce qui m’occupa inlassablement de ma sixième à ma quatre-vingt-huitième année ? » interroge-t-il.

 

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